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Concentration à rude épreuve : nos conseils pour la muscler


« Si vous parvenez à continuer à jouer alors que quelqu'un est en train de tirer des coups de feu dans la rue juste à côté, alors on peut parler de concentration » c’est ainsi que Séréna Williams évoque son aptitude à se focaliser sur l’accomplissement d’une tache.

Au travail, le hic c’est que rien n’est fait pour mobiliser la concentration : multitasking, infobésité multicanale (emails, SMS, coups de fil), réunionite aigue

alors qu’elle est irremplaçable pour accomplir nos missions quotidiennes toujours plus diversifiées.

En 2010, une étude évaluait le temps de concentration maximum au travail réduit à peau de chagrin : 12 minutes !

L’un des coupables est tout désigné sans trop de surprise: internet. Nous sommes 65% des salariés à vérifier nos e-mails toutes les cinq minutes et l’irruption d’1 email viendra consumer 64 secondes de notre précieuse attention avant de reprendre le fil de notre pensée.

Aidons-nous de l’éclairage de la neuroscience pour comprendre ce qui se passe dans notre cerveau…Notre concentration, sous contrôle volontaire s’exerce principalement par la sollicitation de notre cortex préfrontal avec le soutien particulier de 2 messagers : acétylcholine et dopamine.

Ce qui va l’entraver ce sont les surstimulations de nos aires sensorielles provenant de notre environnement bouillonnant… Elles imposent à notre cerveau un tri permanent d’informations éreintant.

Dans ces conditions comment préserver notre concentration ?

On peut agir à différents niveaux… Helse vous livre quelques pistes et conseils approfondis dans l’atelier dédié « Dompter sa concentration ».

  • Se renforcer intérieurement par l’hygiène de vie C’est un prérequis fondamental.

Mettre en place les conditions d’une qualité de sommeil irréprochable, faire une large place aux nutriments clés de l’activité neuronale, conserver une activité physique régulière et ciblée…. Autant de composantes à ne pas négliger pour assurer doper votre concentration !

  • Le recours à la méditation, une armes puissante

Pratiquer la méditation de pleine conscience pendant dix minutes par jour rend le cerveau plus efficace. Une technique simple et à résultats garantis.

  • Isoler des moments privilégiés avec soi-même et non négociables !

C’est indispensable de sauvegarder des ilots de déconnexion totale (30 minutes à 1 heure maximum) dans votre semaine. La règle est d’être intransigeant dans leur mise en place. Autant avec soi-même comme avec ses collaborateurs qu’il faudra mettre au fait.

On bascule ses appels, on ferme sa messagerie, on n’est dérangé par personne : point barre.

A quel moment ? Tout dépend de chacun : pour certains, ça sera les premières heures du matin, pour d’autres celles de la fin de journée. A vous choisir selon vos préférences naturelles !

Vous pourrez les mettre à profit en les consacrant aux taches qui vous demandent le plus d’effort à votre cerveau.

  • Organiser son agenda de façon chrono-biologique : une façon d’être plus productif naturellement

Forcer le travail sans prévoir de pauses, c’est une aberration contre-productive et anti-physiologique.

On peut apprendre à ajuster l’organisation de son activité quotidienne en tenant compte de ses cycles naturels appelés cycles ultradiens. Décortiquer son agenda en plages qui préservent ce rythme biologique permet de régénérer sa vitalité physique et mentale et rétablir les connexions de nos 2 hémisphères cérébraux. Bingo !

A tester dans la technique Pomodoro : 25 minutes de travail intensif puis 4 minutes de pause… 3 cycles à cette sauce avec 15 minutes la 3ème fois.

Soyons réalistes, il est illusoire d’espérer une diminution des sollicitations qui composent notre quotidien. Il faudra faire avec, alors autant bien se préparer avec l'atelier de Helse qui traite de ce sujet. La redac' Helse