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Sensibiliser ses collaborateurs à la santé en digital learning, est-ce une bonne idée ?


Pendant longtemps on a cru que la formation comme de nombreux services de l’entreprise n’échapperait pas à l’ogre digital et se ferait dévorer tout cru…que nenni !

Le présentiel n’est pas aussi « has been » que l’on aurait pu le croire. Bien au contraire, il a de beaux jours devant lui. 


Certes le digital bénéficie d’indéniables atouts : économique d’abord (pas de frais  liés aux déplacement d’un formateur), de flexibilité (sur n’importe quel support : smartphones, tablettes ou ordinateur), de personnalisation, de réactivité évidente (déploiement en masse en un instant à portée de doigt)… sans oublier de s’éviter le casse-tête pour trouver le créneau de réunion qui conviendra à tout le monde ! 


Ce mode d’apprentissage convient plutôt bien aux collaborateurs en quête de développement de leurs « hard skills » en toute autonomie. D’ailleurs ils sont même prêts de façon proactive à investir une part de leur temps personnel pour s’adonner à la formation distancielle… dès lors que c’est quand ils veulent, où ils veulent et à leur rythme.


Là on pourrait se dire que le présentiel est mort et enterré… 

Loin de là  car dans un contexte d’apprentissage où il faut acquérir savoir-faire et savoir-être, comme c’est le cas dans les conduites de changement, le digital pur montre ses limites. Non parlons bien ici des soft-skills.

Chez Helse, nous aimons les appeler les Humans-Skills.

Nous parlons surtout de santé et cette dernière est un vaste sujet qu'il faut savoir rendre vivant, passionnant, enthousiasmant...de plus elle ne fait pas partie du champs des "compétences" obligatoires ou souhaitées, elle reste personnelle. Dans ce contexte, quelle est la carotte pour qu'un collaborateur daigne s'y pencher de façon digitale ?



Pourquoi le présentiel restera quoi qu'il arrive un incontournable ?


Parce que rien ne remplacera le partage d’expérience d’un formateur expérimenté, rôdé à l’exercice, qui saura stimuler ses interlocuteurs, les faire intéragir et les impliquer par la personnalisation des échanges qu’il aura avec eux. Et la santé, c'est très personnel ! L'envie d'avoir des réponses adaptées implique un échange dans le réel.  


L’autre raison majeure est que le présentiel est définitivement l’occasion d’expérimenter les mises en situation dans une dynamique de groupe. Toutes ces interactions en collectif assaisonnées de gamifications variées indispensables ont un effet dopant pour l’ancrage de l’apprenant.  

Apprendre en pratiquant, il n'y a rien de mieux ! 


D’ailleurs, selon le baromètre CEGOS 2019, les salariés français ne s’y trompent pas et plébiscitent l’ancrage de la formation en situation réelle de travail, l’aspect ludique et interactif de la formation ainsi que l’accompagnement par un formateur. 


En particulier ceux en lien avec la santé qui nécessitent un minimum de pratique évidente comme les techniques énergétiques (méditation, sophrologie, hypnothérapie...)  qui requièrent la présence physique du formateur et la communion avec le groupe.

Les pratiques de bonnes postures en lien avec l'ergonomie du poste de travail sont elles aussi plus adaptées à une formation en présentiel. 


Vous l'aurez donc compris, le digital Learning c'est aussi se priver de la cohésion d'équipe. La bonne nouvelle c'est que les machines, les écrans sont encore loin de remplacer l'humain et que pour bon nombre de sujets, le présentiel reste la meilleure méthode pour apprendre ou sensibiliser.  


Le top ? Que le digital prenne le relai après une formation en présentiel. Pour ancrer les bonnes pratiques dans la durée, rien de mieux que quelques rappels, un leaflet, une newsletter, un podcast, une vidéo... tous les formats sont bons tant que les collaborateurs se sentent accompagnés sur du long terme.


La rédac Helse